Fabienne, présidente depuis sept ans, passe la main…

Fabienne Rousseau et Véronique Besse
Catégorie: 
Actu PVHB

Point de révolution de palais en vue, mais bien d’une passation de pouvoir tout en douceur… Après sept saisons de présidence, Fabienne Rousseau (55 ans cet été) va quitter son poste, mais surtout pas son club de cœur, celui avec qui elle a tissé un lien fusionnel depuis plusieurs décennies.
« Le club de hand a été créé au milieu des années 70. Je n’étais pas de la génération qui a fait parti du premier bureau, mais j’ai bien connu toutes les personnes qui l’ont constitué. J’ai du prendre ma première licence à 11 ou 12 ans, ce qui me fait plus de 40 licences à Pouzauges, au PAC d’abord, puis maintenant au PVHB. J’ai connut les trois salles : Largeteau, Le Bois de la Folie, et donc L’Etoile. Je me suis investis très jeune, car je pense que ça fait presque 30 ans que je donne de mon temps pour le club. Mais c’était tout naturel pour moi… Ma famille vivait hand toute la semaine : je jouais, mon ex-mari aussi, puis les enfants, Thomas et Antoine, s’y sont mis, et ont eux aussi à leur tour, très vite baigné dans le bénévolat ».

En 2010, Fabienne remplace Jean-Paul Devanne à la présidence, avec dans l’idée de bien structurer le fonctionnement du club.
« Disons plutôt assurer la continuité du travail déjà commencé… Le PVHB a pris une telle dimension depuis quelques années, qu’il était impératif de structurer au mieux tout ça, en créant notamment des commissions où chacun est responsable de son secteur. Nous avons désormais plus de 300 licenciés, des salariés, des salles pleines à accueillir et gérer, un planning hyper tendu, et une structure en parallèle, le Vacances Vendée Hand Ball, qu’il faut faire tourner : une vraie petite entreprise, pour laquelle J-R s’est donné à 100 % en tant que technicien ! Le tout en gardant cet esprit convivial et familial qui nous caractérise. Mais j’ai eu la chance d’être entouré d’un super bureau et d’un C.A. très compétitif qui a assuré la réussite de mon mandat ».

Et si le club est devenu une structure aussi solide, c’est aussi quelque part grâce à la réussite sportive de l’équipe masculine, qui a poussé le bouchon jusque dans l’antichambre du monde professionnel, pour une saison inoubliable en Nationale 1.
« C’est vrai que j’ai eu la chance d’être la présidente de cette époque, de la grande épopée de cette génération dorée qui nous a tant fait vibrer. Joueurs, supporters, dirigeants : tout le monde était sur le même bateau pour vivre cette expérience incroyable, l’apogée de tout le travail de formation effectué depuis de longues années. A domicile, c’était de la folie, mais pour avoir fait presque tous les matches à l’extérieur, on dégageait une multitude de sentiments en déplacement… Entre le respect, l’étonnement, la surprise, et même parfois le dédain, on nous regardait bizarrement. Personne ne comprenait en fait comment une petite commune comme Pouzauges pouvait être à ce niveau. Mais ce dont on peut être aussi très fier, c’est que cette saison n’a pas mis du tout en péril l’équilibre financier du club, et l’a même certainement quelque part solidifié. Après, sportivement j’ai quelques regrets, il y avait sûrement de la place pour se maintenir… »

Sa passion pour le hand et le PVHB semble intacte… Pourquoi laisser le fauteuil de présidente ? « Ma vie professionnelle a un peu évolué ; je vis toujours sur Pouzauges, mais je travaille entre Nantes et Cholet. Et puis il est temps, je pense, de passer la main à la nouvelle génération qui doit prendre ses responsabilités, réenclencher une nouvelle dynamique, faire passer un nouveau palier à ce club qui ne demande qu’à progresser et évoluer. On va attendre quelques jours pour officialiser le nom de mon successeur, mais j’ai toute confiance dans la future équipe directrice. Et puis, je vais rester à disposition du club, dans le comité d’administration mais pas dans le bureau directeur. Je vais juste relâcher la tension décisionnelle, car ce poste demande aussi parfois de trancher, et ce n’est pas toujours très agréable. A l’heure de mon bilan, c’est peut-être un de mes regrets : ne pas avoir sut dire les choses comme il fallait à certaines personnes… ».

Mais à l’heure du bilan, celui-ci est forcément plus que positif.
« C’est une grande ouverture d’esprit… On côtoye un nombre incroyable de personnes, d’horizons bien différents. C’est peut-être ce que je vais en retenir, l’aventure humaine au sein de l’aventure sportive. En tout cas, j’espère au moins que je pourrai suivre les rencontres  un peu plus sereinement, sans stress, car il y en a beaucoup dont je n’ai pas réussit à voir les dernières minutes ».

 

 

Ils nous font confiance

Pouzauges Vendée Handball - Rue Buffon - 85700 Pouzauges - 06 24 16 02 95Découvrez la Furia Vendéenne